Chroniques de Gaule

Paroles libres de français

Que Sommes-nous Devenus ?

gens la rue, jour des soldes

Ché ! Soyons clairs : nous sommes devenus moches.
Il n'y a plus d'espoir. Il n'y a plus ce qui existait encore il y a quelques années ; cette insouciance qu’on croit être l’apanage des enfants, mais que les adultes d’une époque avaient su conserver.
Aujourd’hui, tout va de mal en pis. Taxes à gogo ; salariés, retraités et propriétaires tirés comme des lapins, avec la rogne constante de tout ce qu’on croyait gagné ; prix des matières premières qui explose : carburant, gaz, lait et blé pour ne citer que ceux-là ; chantage à la dette du pays, chantage au réchauffement climatique. (La terre se réchauffe ? Elle l’a déjà fait et elle le refera. Tout comme elle se refroidira.)
Ché ! Voilà qu’on ne peut même plus regarder une femme sans être taxé de pervers ou d'obsédé sexuel. Leur parler devient une gageure.

Et chaque fois, les pires chantres de la Vertu se révèlent être eux-mêmes les pervers qu’ils dénonçaient avec tant d’ardeur.

L’accoutrement des gens, de nos jours, ne dépareillerait pas dans une procession mortuaire. Où sont passées les couleurs des soirées disco et de la fièvre du samedi soir ?
Vous croyez que nous étions des clowns ? Nous étions des rois. Tous les samedis soirs, après une semaine de dur labeur qui nous rendait la soirée plus belle encore, on régnait.

fièvre du samedi soir

Notre horizon aujourd'hui n'est-il rythmé que par les périodes de soldes ?
Ché ! Le pouvoir et les gouvernants ont réussi ; ils ont réduit le peuple à sa plus simple expression ; à pas grand-chose, en somme.

Se détester, s'affronter : c'est ce que les puissants veulent. Par-dessus tout que les gueux ne puissent avoir accès qu'au minimum, de sorte à ce qu'en haut, dans leur bulle dorée, ils en aient toujours plus, jusqu'à l'indigestion, jusqu'à l'orgie.

Si j'ai bien compris, 68 millions de français auraient la responsabilité de sauver la planète quand la Chine, la Russie ou l'Inde pourraient continuer autant qu’elles veulent ! Face à ces colosses en pleine expansion, les français – tout petits, tout petits, tout petits – devraient se serrer la ceinture ?

Ché ! Aujourd'hui, à 60 ans, le suicide paraît la meilleure solution. Trouver un médecin en campagne, c’est une Odyssée ; en ville, voilà qu’on galère aussi ; quant aux médicaments, voilà qu’ils viennent à manquer en pharmacie.
Jamais les antidépresseurs n'ont connu un tel succès. Soyez déprimé, le prozac va vous sauver !

Et c’est ainsi que l’on devrait vivre ?

Alors, quand va-t-on agir ? Quand va-t-on se prendre par la main et redevenir des hommes et des femmes ? Avec un cœur qui pulse d’ardeur et la volonté chevillée au corps ? Quand va-t-on redevenir courageux et récupérer ce qu'on est en train de nous prendre ?

Ché ! Quand je parle d'hommes, je ne parle pas des gilets jaunes !
Ces fameux gilets jaunes : ils étaient pauvres et seuls, maintenant ils sont pauvres à plusieurs.
Que persistent-ils encore ? Ils n’ont plus rien obtenu passé le premier mois. Est-ce si plaisant de se heurter aux forces de l’ordre, de passer son samedi à tousser du gaz et de perdre des yeux ou des mains ? Quel est le but puisque les résultats ne sont pas là ?
L’expression que je connaissais, c’est : « on ne change pas une équipe qui gagne ? » Était-ce donc l’inverse ?

Mais visiblement aujourd'hui on en est là...
Les gens se satisfont de la médiocrité.

Chirac disait : « On greffe de tout aujourd'hui, sauf des couilles. Par manque de donneurs. ».

Alors, mes amis, ayons des couilles. Appliquons la désobéissance civile.
1 : personne ne va voter. Du tout. À aucune élection.
2 : blocus total sur les impôts. On cesse de payer un État qui se gave et nous méprise.
3 : lorsqu'on va acheter de l'essence, on ne donne que le prix du marché plutôt que le prix à la pompe.

Il n’y a pas meilleur esclave que celui qui croît être maître de son destin. Donnez à un homme un toit et à manger, et il s’imaginera que sa vie lui appartient.
Et alors qu’importe la menace de tout perdre. Qu’importe les conditions de travail de plus en plus précaires, et à cause de cela de plus en plus abusives. Qu’importe que la maison se vide, qu’on nous prenne peu à peu tout ce qu’on pensait être à nous. Qu’importe ces chaînes que l’on ne voit pas.

Ché ! Le système est bien rodé. C’est du travail de pro !

gilet jaune masque de joker

Mais tout système organisé contre son propre peuple finira par tomber par lui.
Cessons de nous résigner et d’accepter ce sort d’insecte que l’on peut piétiner sans y penser.
Cessons une fois pour toute de nous comporter en esclaves.
Redevons des hommes !

Unissez-vous les damnés de la terre !
Nos hommes politiques ne sont pas honnêtes.
« Je vous le dis, les yeux dans les yeux, je n'ai pas de compte en Suisse. »

Ils ne méritent pas notre respect.
Ils ne méritent pas qu’on porte sur eux nos espoirs.
Gauche ou droite : vaste fumisterie. Illusion du choix : comme devant une rangée de yaourts premiers prix, tous issus de la même usine.

Ché ! Ne comptons que sur nous-mêmes, et sur personne d'autre ! Il est temps de prendre des décisions claires. Il est temps d’agir une fois pour toute, pour gagner cette fois. Le bonheur est au bout du chemin. Et même s'il est rempli de ronces, nous devons avoir le courage de marcher pour y arriver car rien de ce qui est beau ne s’obtient sans douleur.

Arthur de la RivaudièreArthur de la Rivaudière
05/12/2019